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Trotting and Vetgate   



Une première sélection de photos
(30 Sept)

 

 

 

Maria, un pilote hors-pair, Sheikh Mohammed, un seigneur.

Maria, an exceptional pilot, Sheikh Mohammed, a knight.

Le protocole, comme la culture bédouine ou le simple respect du père veut que celui-ci mène la tribu, avec son fils aîné à sa droite. Les fils doivent le respect à leur père et doivent s’effacer, respectant la hiérarchie de l’âge et de la filiation, le plus jeune devant le plus âgé, le fils devant le père.

Les entraîneurs de Sheikh Mohammed se livrent une lutte farouche pour que leur cheval soit choisi par le Sheikh. Les conseillers rivalisent entre eux pour placer tel ou tel commentaire remarqué par l’Emir, être en vue au bon moment. Les intrigues parmi les courtisans doivent êtres nombreuses. Imaginons la difficulté pour le Sheikh de voir clair dans les conseils des uns et des autres. Choisir son cheval pour l’épreuve revient à jouer au poker, avec la différence que si un joueur bluffe trop souvent, il se fera révoquer.

Sheikh Mohammed a dû choisir entre Ciel Oriental l’alezan présenté par Mubarak et Acadienne présenté par Jaume Punti Donnez-moi à monter n’importe lequel des deux et j’écrirai des articles flatteurs pendant dix ans….

Il a finalement opté pour Ciel Oriental. Un alezan apparemment difficile au trotting, mais difficile, semble-t-il plutôt à cause de son meneur qui l’effraye, Dieu sait pourquoi. Lors du trotting initial et lors des trottings intermédiaires durant la course, le cheval se présentait ainsi : oreilles couchés, tête en l’air, l’œil exorbité, chassant les hanches pour s’éloigner de son meneur qui le voulait visiblement comme cela. Lors du trotting final pour l’attribution de la deuxième place, meneur et cheval se présentent. Il semble bien qu’un officiel demande au meneur de présenter  le cheval correctement. Premier trotting, impossible de juger les allures, le cheval se traverse, se met au galop, chipote. Deuxième trotting demandé par les vétérinaires. Même scénario. Il semble bien qu’à ce moment, un officiel ait demandé que l’on change de meneur et c’est l'un des fils de Sh.Mohammed qui s’y colle. Il trotte le cheval normalement et de loin, vu de trois-quarts, il nous semble bien que le cheval soit OK. Pas parfait mais difficilement éliminable, compte tenu (eh oui…) qu’il s’agit du cheval du Vice-président des Émirats Arabes et du plus grand mécène de l’endurance.

La fin de course. Nobby repart en tête, suivi à trois minutes de Sheikh Mohammed qui repart derrière Kangoo et Sh Majid, mais aussi quelques secondes derrière Jean-Philippe frances. Son cheval semble bien mais on a difficile d’imaginer qu’il puisse revenir sur Nobby. A ce moment, le protocole de la tradition bédouine - mais aussi de l’équipe sportive - entre en jeu. Les fils et cousins attendent le Chef.

Imaginons un instant le dilemme pour Maria , pour Jaume. Leur patron mais aussi leur mécène est à quelques minutes. Faut-il ralentir, l’attendre et lui laisser une voie royale ? Cela aurait été logique et qui donc aurait pu critiquer le choix du couple espagnol ?

Mais non, c’était sans compter sans l’esprit sportif du Sheikh Mohammed qui avait dû parler au couple avant la course et leur assurer que le sport primait sur tout le reste et que le meilleur devait gagner. Ce ne sont que des suppositions évidemment, qu’aucun acteur ne voudra confirmer. On aime à le croire.

The protocol, but also the traditional Bedouin culture defines its own rules. The leader leads the tribe, his oldest son at his right side. The sons must show respect to their father. They have to follow him, the same principle is true for the youngest sons vs. the oldest.

The trainers of Sheikh Mohammed are in competition against each other for presenting the best horse to the leader and have him choose the one they have trained. The advisors of the Sheikh must probably realize in putting the most accurate comments and have the leader listen to their advise. Nothing else than what's happening in any organization. One must imagine the dilemma for Sheikh Mohammed in order to filter all the information he receives and take the right decision. Choosing the right horse for the right race must not be easy and can be a bit like playing poker. The biggest difference is that the one bluffing a bit too much can quickly be fired. C'est la vie...

Sheikh Mohammed had the choice between Ciel oriental, the chestnut and Acadienne, the grey mare. The photos are showing the two horses when ridden by Maria (Acadienne) and another trainer (Ciel Oriental). Would I be offered to ride any of them, be sure I would write flattering articles for years...

He opted for Ciel Oriental. This horse seems to be especially difficult at the trotting. Is seems that he is afraid of the person trotting him. Ears set to the back, head raised, hind legs shifted to the outside... This doesn't please the veterinarians as it is difficult to detect any gait abnormalities. At the last trotting, the horse was trotted twice by his trainer and showed the particularities described above. It seems that the vet committee asked another trotting with another person. Sheikh Hamdam took the rope and trotted Ciel Oriental, on a more 'normal' way. Seen from 3/4, the horse was looking OK, not perfect, but difficult to eliminate it, taking into account he is the horse from the biggest patron of endurance.

At the end of the race, Nobby is the first to go for the last loop. He is followed by Sh Majid and Kangoo but also by JP Frances,  and Sheikh Mohammed. Let's imagine the dilemma for Jaume Punti and Maria Alvarez... Their boss is just behind... Should Maria slow down and wait for him and offer him the victory... Who could criticize such a choice?

That was not the case. Because it is impossible to imagine that Sh Mohammed and the Spanish couple didn't speak about this eventuality. Sh Mohammed talked probably to them, saying that the rule of the sport must be respected and the best must be the winner. Just guessing of course... but we like to believe it.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chronométrage - une farce

Les USA, c’est le pays de la haute technologie. Tout y a été inventé ou presque : l’ordinateur, les réseaux informatique, Internet, le Mac (par le burger of course).

Pourquoi diable, l’organisation a-t-elle opté pour ce système désuet sans transpondeur ? Avec ces tickets d’un autre âge et ce système crachotant. Le système GPS n’a pas été mieux et s’est vite avéré inopérant. Voir les assistances faire la file, s’énerver, stresser pour obtenir le fameux sésame permettant le redépart de leur cavalier est indigne d’un Championnat du Monde au pays du tout-digital. ATRM doit se rouler par terre.

The timekeeeeeeeping - a joke

The United States is still the country of technology. Everything has been invented there: the computer, the networks, Internet, the Mas (hey, not speaking about the burger...).

Why the hell, did the organization go for this stone-aged system, without automatic timekeeping? With those sheets of papers, with those (british like) queues to get the departure time.

This was unfair for a World Championship. The teams had enough reasons to stress to add to the pressure.

There are other systems, well-tested, which proved their capabilities of dealing with high level races (Cfr Compiegne and ATRM). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France... Argent par équipe

La France a bien assuré le coup, sans chercher à suivre les Emirat, inaccessibles si leurs chevaux tenaient le coup, ce qui fut le cas. Jean-Philippe Françès a joué à la perfection son rôle de lièvre en se mêlant à la tête de course. On pensait qu’il aurait pu rester jusqu’au bout et atteindre l’un des accessits mais il ‘échoue’ malheureusement à la quatrième place. Consolation pur lui avec la meilleure condition décernée à Hanaba du Bois. L’équipe a crânement manœuvré dans le deuxième groupe. Seul Gwelic a craqué sur la fin. Espérons que le cheval se remette vite, car il a fait une fourbure (Ndlr: En fait, les informations selon lesquelles Gwellic avait fait une fourbure étaient fausse, le hongre a souffert d'une synovite de fatigue).

Etats-Unis… Chronique d’un échec prévisible.

Il faudra bien que les américains revoient une fois de plus leur stratégie de sélection des candidats. Un comité de sélection, cela ne fonctionne pas. Tant qu’ils ne comprendront pas cela, ils continueront à essuyer échec sur échec et la valse des sélectionneurs continuera. Heather Reynold, une cavalière d’expérience qui manœuvre à l’européenne, est passée à côté de la quatrième place au terme d’une course bien menée. Mais le verdict final des vétérinaires en a décidé autrement.

Allemagne… Course sans faute.

Très bonne prestation des cavalières allemandes qui sont allées à leur train, sans faillir et prenne la médaille de bronze par équipe.

La Belgique… trop de malchance.

D’abord les coliques de Poespass. Le cheval a été victime d’une colique foudroyante, rare de part sa localisation (une partie de l’intestin grêle se bloque dans une sorte d’hymen à la suite d’un dérèglement nerveux provoqué par le stress). Le cheval a été opéré d’urgence. Son état était encore préoccupant la veille de la course, mais à l'heure de l'écriture de ces lignes il va beaucoup mieux et devrait revenir avec les chevaux d'obstacle.
Ensuite les soucis dus à la quarantaine (mais la Belgique n’a pas été la seule à subir cette quarantaine difficile).
Et alors que les trois chevaux restant avançaient dans un bon train, coup de théâtre lorsque Matitza Pereira se fait disqualifier à la pesée à l’issue de la quatrième étape. Poids de 73,8 kg. La cavalière a été malade et a perdu le kilo fatidique.
A ce moment, les Belges perdaient tout espoir. Mais Pietro Di Geronimo a bien tiré son épingle du jeu, prenant la 21me place. Alicia d’Havenne était par contre éliminée au contrôle final pour boiterie, ajoutant encore au sentiment général de malchance du team Belgique.

Autre consolation et de taille : le classement de le TopTen et la médaille d'or par équipe du cheval belge Rukban Dikruhu MMN. Bravo au joli alezan, qui a souvent joué la star sur nos photos.

L’organisation générale… bien mais pouvait faire mieux

Le site est impressionnant. L’endurance était loin du grand stade, mais difficile de faire mieux. On voit mal comment l’arrivée finale aurait pu être jugée sur le grand stade, trop dangereux, trop contraignant du point de vue logistique.

Les déplacements entre les écuries, le site de l’endurance, le media center nécessitaient les voiturettes. Pas moyen de faire autrement.

Le traitement des journalistes et photographes était pour le moins chaotique. Un seul shuttle sur-bondé pour conduire les photographes sur divers points du circuit. On pouvait s’inscrire sur la liste et même si votre nom apparaissait en tête de liste, vous n’aviez pas accès à la camionnette.  Heureusement que Pierre Arnould – dont on sait que la Fée ‘Pigeon voyageur’ s’est penchée sur son berceau - avait reconnu le parcours  et dégotté les bons endroits.

Des tonnes de volontaires. Gentils et bon-enfant, mais intraitables sur la sécurité. Pas moyen de resquiller et celui qui mettait le pied sur la ligne blanche se faisait automatiquement rappeler à l’ordre. Finalement, c’est mieux que l’anarchie.

Le parcours. Magnifique, faut-il le dire, mais technique quand même. Même si les chevaux ont eu parfois l’impression qu’on leur faisait faire le tour des prairies, mais il fallait bien accumuler les kilomètres.

Le commentaire - insuffisant

Mais pourquoi ne pas faire appel à un commentateur professionnel.

Quelqu’un de bien informé, qui aurait collecté ses informations et ses anecdotes et aurait animé la partie. Cela aurait coûté 5.000 euros, une bagatelle. On aurait pu connaître en détail les performances antérieures, les origines des chevaux, la carrière des cavaliers. Une petite interview de l’un ou l’autre des protagonistes. Une traduction différée en français et espagnol. Pourtant la FEI avait nommé un ‘workgroup’ qui avait accouché d’un livre blanc pour la promotion de l’endurance. Raté. Encore une fois.

The commentary - insufficient

Why not having a professional commentator on duty?

A guy (or a lady) well informed about the sport of endurance, who had previously searched for information about the teams, the riders, the horses, their previous achievements, their career and records... Somebody able to speak also in Spanish and French (or helped by a live translation).

We remember the workgroup of the FEI two years ago who gave birth to a 'white book' for the promotion of endurance. The only thing enforced was the trotting-your-horse-without-jeans law.

 What about the rest?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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