Si votre cheval a progressé, il a acquis toutes les
bases nécessaires pour supporter un entraînement plus pointu. Il faudra
maintenant le faire souffrir et augmenter progressivement sa résistance puis son
endurance. Mais le cheval n'est pas tout, il est les jambes et vous êtes la
tête. Le cavalier devra aussi être capable de lire son cheval, à l'entraînement
comme en course, comprendre que les deux situations sont totalement différentes.
Ce texte est loin d'être une panacée, plutôt un recueil d'idées et de
réflexions, parfois même contradictoires. A vous de faire le reste.

Votre cheval a maintenant 6 ans ou alors vous
avez pu acheter un cheval déjà mis qui n'a pas été ou alors très peu engagé sur
des courses d'endurance. Si votre objectif est de le faire progresser vers
des distances supérieures ou égale à 90 kms, votre entraînement devra être
adapté en conséquence. Avant d'engager un cheval sur des distances supérieures,
il faudra évidemment que celui-ci se soit joué des distances inférieures, 40 et
60 km. Si ce n'est pas le cas, soit son entraînement et sa préparation ont été
insuffisants, soit vous avez rencontré des problèmes : boiterie, récupération
insuffisante, blessure, souffrance quelconque du cheval.
Dans tous les cas, il faudra déterminer la cause du problème avant d'essayer
d'aller plus loin. Il peut aussi être tout simplement possible que votre cheval
ne soit pas adapté à la discipline d'endurance. Dans ce cas, ce sera à vous de
vous en rendre compte à temps pour ne pas continuer à perdre votre temps
inutilement. Si votre objectif est de grimper vers les courses de 120 et 160km,
se poser cette question est vital. Ne dit-on pas "Qu'il y a suffisamment de
bons chevaux pour perdre son temps avec les mauvais".
C'est le moment de faire un bilan de l'état de forme et de préparation de votre cheval...
Son niveau de dressage...
Déterminez si votre cheval est suffisamment à l'écoute en vous posant les
questions suivantes : Est-ce que votre cheval donne sa bouche et son encolure ?
Réagit-il correctement à vos actions de jambes et à votre assiette ?
Êtes-vous capable de le faire aller de droite à gauche sur pistes et chemins
pour éviter ornières, racines et cailloux sans devoir vous battre avec lui ? Êtes-vous à même de la mettre au
petit canter sans qu'il ne fonce à travers tout ? De l'arrêter sans devoir tirer
en bouche ? Passe-t-il les flaques d'eau, les gués ? Galope-t-il facilement à
gauche comme à droite ? Pouvez-vous le mettre au galop sur le pied que vous
choisissez ? Fait-il ses transitions dans la douceur ?
On le dit dans tous les manuels qu'un niveau de dressage minimum est requis
dans toutes les disciplines. C'est valable aussi pour l'endurance. C'est aussi
tellement plus agréable de monter un cheval bien mis, souple et obéissant. Qu'il
faille pratiquer la gymnastique du cheval en piste fermée ou lors de sorties en
extérieur, cela c'est un autre
débat.
Travail de galop, entrainements fractionnés, dénivelé, jeu de vitesse...
Tous ces aspects sont abordés en détail dans le livre "ENDURANCE - Débuter, Gérer, Gagner"
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