CONSEILS


TO ELECTROLYTE OR NOT TO ELECTROLYTES

Sans entrer dans de grandes considérations techniques, il faut savoir que le cheval travaille, la température corporelle s’élève et le corps s’adapte en déclenchant le mécanisme de régulation par la sudation et la ventilation. Le mécanisme le plus important chez le cheval est la sudation. La sueur du cheval est haute en sels et électrolytes : les éléments les plus importants sont le sodium, le chloride, le potassium, ainsi que le calcium et le magnésium.

 

Lors d’efforts très intenses, des pertes en sueur de plus de 10 litres en une heure sont possibles (je me rappelle avoir vu la sueur couler comme de l’eau sur les flancs se Sukaro après l’ascension de Deadwood Canyon à la Tevis). Plus généralement, par des températures de 20 à 30°C, on enregistre des pertes de 3 à 4 litres à l’heure. Si le taux d’humidité est très important, ces chiffres peuvent doubler.

Donc 1 litre de sueur contiendra de l’ordre de 500mg de sodium, 300mg de potassium, 1000mg de chlorides, 20mg de calcium et magnésium. Les concentrations des électrolytes sur le marché sont bien inférieures car dans le cas contraire, elles auraient un effet désastreux sur l’intestin et le système du cheval. Pour récupérer la perte d’un litre de sueur, le cheval devrait boire au moins 1,5 litre d’eau complémenté d’électrolytes.

Pour simplifier, l’eau, le sodium et les chlorides perdus dans la sueur proviennent principalement des fluides extra-cellulaire(sang, entre cellules, estomac et intestins) alors que les pertes de potassium viennent des fluides intra-cellulaires.

Donc un cheval qui travaille perd dans la sueur fluides et électrolytes et se déshydrate progressivement. Si le travail ne dure pas trop longtemps, le bloc de sel à l’écurie et la nourriture (herbe, picotin, foin…) vont réparer les dommages. Par contre, dans une course d’endurance (on parle ici de 80 Kms et plus), l’ensemble du métabolisme du cheval va se mettre à dérailler : fatigue, rythme cardiaque élevé ou erratique, coliques, ‘flutter’, etc…

Un cheval peut perdre de 15 à 30 litres d’eau lors d’une course de 80 Kms, soit de 4 à 7% du poids du cheval.

Il faut se dire néanmoins que le cheval ne récupérera jamais durant la course ce qu'il a perdu en électrolytes et en fluides corporels, tout au plus va-t-on l'aider à compenser cette dette acquise par l'effort. Il suffit de constater ce que le cheval va boire durant la nuit qui suit une course pour s'en convaincre. Il suffit aussi pour encore donner plus de poids à cette affirmation de constater sur soi-même (le cavalier) ce que l'on boit dans les jours qui suivent une course. L'organisme se reconstruit les jours suivants et rétablit l'équilibre.

Donc comment se prémunir contre ces risques ? La réponse est simple : en administrant des électrolytes ! CQFD J

C’est là que cela se corse car les avis de chacun diffèrent sur la question : quels électrolytes ? Quand les administrer ? Comment les administrer ? En quelles quantités ?

La démarche la plus conservatrice voudrait que l’on administre les électrolytes dans l’eau de boisson avec une concentration correspondant à celle des fluides. Mais il faut que le cheval les boivent et il faudra l’y habituer progressivement (au retour du travail, ne donner rien d’autre que de l’eau complémentée en électrolytes et en augmentant progressivement la concentration).

Une démarche le plus progressiste consiste à administrer des électrolytes la veille de la course, puis encore le matin 2 heures avant le départ et de continuer, MAIS POUR AUTANT QUE LE CHEVAL BOIVE ! ! !

Administrer des électrolytes par seringue à un cheval déshydraté et qui n’a pas bu va aggraver son état ! ! !

Pour la manière d’administrer les électrolytes, la seringue est une méthode généralement pratiquée et l’on utilise soit de l’eau, soit du jus de pomme, soit du yaourt, soit de la compote de pomme… bref n’importe quoi ! Certains ricains passent même leur temps à cuire des ‘cookies’ J

Donner des électrolytes après l’effort est aussi très important et cela accélérera le processus de récupération du cheval… le plus tôt est le mieux… donc pensons-y après un entraînement particulièrement poussé !

Si le cheval boit facilement une solution d’électrolytes, le surplus sera de toutes façons éliminé ; mais encore une fois, pas d’exagération dans la concentration !

Il faut éviter aussi de donner des aliments secs à un cheval déshydraté : cela provoquera un transfert inopportun de fluides vers l’intestin et dérangera un équilibre déjà précaire !

Quelques questions :

 


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