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Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il fasse beau temps... Mont le Soie reste une course technique

Deux jours d'épreuves internationales d'endurance, un plateau relevé de jeunes cavaliers et un beau Championnat d'Europe en perspective.
Maritza Pereira et Hemeline Piront, Championnes de Belgique


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L'année dernière, après près de deux mois de sécheresse en Belgique, les terrains étaient très durs. Cette fois, les terrains étaient mous, attendris dans les empierrés –si l’on peut oser cette expression- et parfois boueux dans les passages de terre. L’ensemble étant finalement ce que la région peut proposer de mieux compte tenu des conditions climatiques changeantes de la Belgique.

Deux journées d’épreuves internationales : de 100 à 160km le samedi alors que le dimanche offrait sur le même parcours que la veille une 100 et une 120km. Des configurations de course très différentes d’un jour et d’une épreuve à l’autre.

La 160km voyait un nombre limité de partants –on s’y est habitué en Belgique. Les sept concurrents se sont entendus, et ils ont eu bien raison, pour faire course commune tout du long, attendant la dernière étape pour laisser ceux qui avaient encore assez d’énergie pour se disputer la victoire. A ce jeu, c’est le cavalier omanais Salim Al Siyabi qui a le mieux géré son cheval (sous les conseils avisé de son mentor Jack Begaud) en plaçant une attaque dans la dernière côte. Il était suivi par la belge Maritza Pereira jusqu’au sprint final. Ayant loupé le passage du tournant, Maritza n’a pas insisté et s’est relevé en roue libre. Pour la troisième place, Freddy Meurrens coiffait un Jack Begaud ravi d’en finir après sa victoire de l’année dernière. A la cinquième place la cavalière d’outre-Manche Cari Dark. On avait auparavant enregistré deux éliminations : Aurélie Wery d’abord pour boiterie, puis Raoul Ronsmans qui abandonnait. Cette 160km fur finalement couverte à une allure très sage, la plus lente des dernières années. On naviguait à 14 km/h alors qu’en 2011 et 2010 on était à plus de 15 km/h.

Il en fut autrement de la 120km des jeunes cavaliers. On courait ici pour le preride, les belges cherchant une qualification dans la sélection nationales, les étrangers aussi sûrement, tout en venant découvrir cette course très sélective des Ardennes. L’armada belge a largement dominé les débats et Pierre Arnould peut être globalement satisfait de ses troupes même si son choix restera somme toute très limité –signature de la charte des devoirs et obligations et différences d’opinion obligent. Il fallait surtout que les juniors montrent la pugnacité de leur monture sur cette fameuse dernière boucle, la noire, car c’est vraisemblablement là que se décideront les médailles en septembre prochain. Rester dans la tête durant les 100 premiers kilomètres c’est bien, mais remettre les gaz sur les 20 derniers kilomètres de la boucle noire, c’est cela que le sélectionneur attendra de ses poulains.

Et il faudra des chevaux costauds et des cavaliers à la tête froide pour gérer leurs efforts, d’abord durant la première étape de 40 km, la plus dure car la plus dénivelée, mais aussi la plus dangereuse car elle s’entame avec des chevaux frais et les efforts inutiles se payeront immanquablement lors de la dernière boucle.

Jusqu’à la borne des 100km, ils étaient dix en tête de course, avec cependant deux cavaliers téméraires arrivant avec 5 minutes d’avances sur les autres. Gilles Guérisse mettra du temps à récupérer mais conservera néanmoins 6 minutes d’avance sur les poursuivants. La deuxième échappée, Katia Bruhl, sera moins heureuse et sera éliminée pour boiterie. C’est donc sur les 20 derniers kms que Hemeline Piront jettera sa bonne jument en avant pour recoller sur Guérisse puis creuse un écart de 7 minutes. Troisième place pour Louna Schuiten et quatrième place pour Elisabeth Hardy.

En même temps que les juniors, avec un départ synchrone, la CEI** emmenait Wim Pauwels vers la victoire. Il avait accompagné la tête de course des juniors jusqu’à l’ultime étape, réduisant l’allure à la fin et terminant avec une confortable avance sur la deuxième Pvlugova, la cavalière de la République Tchèque et le troisième le français Christophe Dupau. Seul éliminé de cette classe, votre scribe, qui aurait dû soit mettre du silicone, soit couper les plaques. Mea culpa…

Sur la CEI*, victoire facile de Kristel Vandenabeel face à deux cavalières hollandaises.

Le dimanche, la CEI** présentait un plateau de 18 chevaux et seulement 7 rallieront l’arrivée sans encombre. La course avait commencé sur un tempo rapide imposé par Boulanger, Delcourt et Huinen, mais aucune des trois cavalières n’arrivera au bout. Ce sera le cavalier flamand Hubert Janssens qui reviendra sur Emeline Piron en allant un peu plus vite sur la dernière étape, celle-ci couverte à une allure nettement plus faible que le samedi.
La CEI* voyait encore la victoire d’un cavalier flamand, Jan Seykens sur une course avec 15 partants où 8 chevaux –quand même- étaient éliminés.

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