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European Championship Young Riders at Mont Le Soie

France, Italy, Great Britain...

 

Results-individuals   Results-team

   Photos Caroll Gatelier                     Photos Leonard Liesens
  








 

La Belgique a fait jeu égal avec les autres, mais pendant 100km. Alors que, évidemment, il restait encore une étape, la plus dure et la plus sélective à parcourir.

Et ce n’est pas faute d’avoir pratiqué le circuit de Mont Le Soie. Avec sa première étape de 40km extrêmement dure, puisant énormément dans le capital des chevaux alors qu’ils sont frais et que l’on ne s’en rend pas compte de l’effort demandé le matin. Et que dire de la dernière, présentant un dénivelé important avec plusieurs côtes dont la dernière, le long du ruisseau, remontant vers l’arrivée.

Le terrain aussi fut un paramètre dans l’équation, dur  à cause de la sécheresse des deux dernières semaines –mais on ne va pas s’en plaindre- et qui finit par entraîner  des traumatismes dans les pieds pour les uns ou des boiteries de fatigue pour les autres. Il restait des chevaux boiteux le lendemain, mais finalement moins que prévu. La vitesse, toujours la vitesse…

Facile, direz-vous,  de refaire la course derrière son écran… Oui et non ! Sur le circuit, à chaque passage des chevaux, on se demandait pourquoi diable fallait-il mener le train devant, alors qu’il y avait dans le deuxième groupe, avec les Italiens, un peu plus de sérénité. La différence en temps n’était pas énorme –trois à quatre minutes- mais ces petits temps morts en côte, aux assistances, en descente, auraient peut-être permis de souffler un peu, de garder quelques réserves pour le final, d’économiser les membres, de gagner quelques secondes au vetgate…

Citons en exemple la cavalière Italienne, Mara Feola, la gagnante… Elle n’était jamais devant, toujours cachée derrière ses équipiers. Tellement bien cachée que nous n’avons presque pas de photos d’elle ! Cinq minutes de retard sur la tête au premier vetgate ; pareil au deuxième… autant d’énergie épargnée et moins de chocs sur les membres. Cette jeune fille a bien joué son coup en produisant son effort au dernier moment, en exploitant la force explosive de son cheval  et en passant inexorablement ses opposants dans le dernier tournant. Bravo.

La France a manœuvré de main de maître, malgré les éliminations pour boiterie de deux de ses représentants –ces deux-là couraient en individuels justement. Il faut dire que leurs chevaux étaient parfaitement affutés, et leurs cavaliers détendus mais compétitifs.  Pourquoi alors n’ont-ils pas boité ? C’est que cette vitesse leur convenait sûrement mieux qu’aux Belges qui étaient 1km/h plus vite que les années précédentes.

La cavalière hollandaise Marijke Visser échoue juste au pied du podium alors qu’elle est entrée en tête dans la ligne opposée. Son cheval Eomer appartient à Kristel Van den Abeel qui place aussi le deuxième cheval hollandais.

La Grande Bretagne signe une belle médaille de bronze par équipe en faisant 14ème, 18ème et 23ème. On dira qu’ils ont profité de la casse des autres. N’empêche que leur ordre de marche sur un terrain qu’ils connaissent bien a payé.

De manière générale, on se demande quand même pourquoi les juniors ne doivent pas atteindre un poids minimum en selle. On pouvait noter de très sensibles (et c’est un euphémisme) différences de poids et de statures parmi ces jeunes cavaliers. Quelques kilos ne font pas trop de différence mais entre 35 et 65 kilos sur le cheval, il y a de la marche. Pourquoi ne pas par exemple exiger un poids minimum de 60kg pour les juniors, histoire de donner les mêmes chances à tout le monde. Le débat est lancé… A nos représentants à la FEI de présenter le projet.

Quant à l’organisation de Mont Le Soie : simple et efficace. Pierre Arnould a bien orchestré l’ensemble les semaines précédentes, avec l’équipe de Mont Le Soie. Le championnat ne pouvait malheureusement pas compter sur un classement OPEN, ce qui a fait grand tort à la recherche de sponsors, notamment venant du Golfe. Officiellement, la FEI estime que ce championnat est ‘mature’ et ne nécessite pas/plus une ouverture aux non-européens. On se pose la question de savoir pourquoi ce n’était pas le cas à Florac, et on se demande sournoisement si ce sera le cas à Most l’année prochaine. Encore un boulot pour nos représentants à la FEI…

 

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