CHRONIQUES - Endurance en Russie


L'endurance à l'est se développe

 

 

Cliquer sur les vignettes pour le slideshow

La  Russie ne nous semblait pas une destination "endurance" particulièrement attirante. On connait peu les cavaliers russes. On voit régulièrement deux cavaliers russes en France, l'un chez Yvon Ollivier et l'autre chez Stéphane Fleury. Mais ils sont peu loquaces finalement. L'un et l'autre l'étaient d'ailleurs autant sur leurs propres terres et nous n'avons pas échangé nos impressions. Problèmes de langues? Peut-être... Manque d'intérêt et d'ouverture ou timidité? Comment savoir.

A Moscou, l'impression d'une grande métropole moderne prédomine. Rien à voir avec les clichés habituels qui ont dominé notre imaginaire. On est bien loin des films d'agents secrets, des rues sombres et grises. Allez-y passer un citytrip, vous serez conquis. Cependant que les épouses soient bien prévenues car leurs maris risquent de revenir avec des torticolis à force de se retourner dans la rue. Car les clichés sur les jolies femmes russes sont vérifiables partout.

Quant à l'endurance en Russie. Et bien, le retard par rapport à nous est bien visible. A tous les points de vue: chevaux, préparation de ceux-ci, tactique de course, techniques d'assistance, épreuves. On voit un mélange de divers types de chevaux: Kabardin, Chevaux du Don et apparentés, les petits chevaux du Kazakhstan, quelques Akhal Teke et bien sûr une bonne proportion d'arabes, mais nettement moins que chez nous.

Le premier jour était consacré à la Coupe du Commonwealth sur une CEI* de 80km(les anciennes Républiques). Idée intéressante d'une compétition réunissant les anciennes Républiques mise en place par les organisateurs MM Igor et Olga Morozov. L'Arménie, le Kazakhstan, la Lituanie avaient notamment envoyé des représentants. Ce sont les cavaliers du Kazakhstan qui ont dominé l'épreuve avec leurs petits chevaux rudement menés. Des chevaux résistants, rustiques, avec des allures convenant à l'endurance mais qu'il faudrait revoir avec un entraînement, des soins et une tactique de course mieux adaptés.

Le lendemain, une CEI** de 120km à laquelle participaient Miguel Pavlovsky, Argentine et Bertrand Olivier, France. Le trip avait été organisé à mon initiative, sachant que Miguel avait toujours voulu voir la terre de ses ancêtres mais dans un contexte lié au cheval arabe et à l'endurance. Contacts pris, une épreuve d'endurance nous attendait ainsi qu'une visite dans le Caucase au fameux Haras de Tersk et à celui de Stavropol (Akhal Teke). Bertrand terminera à une jolie 3me place, montant un bon cheval du Don prêté par Denis Moiseev. Denis terminera aussi la course juste dans le temps alloué avec son Kabardin alors que Miguel jettera l'éponge au troisième vetgate.

Léonard Liesens

 


Copyright - www.endurance-belgium.com - Tous droits réservés-2004/2008