CHRONIQUES - Une Multidays aux USA


Comme c'est rafraîchissant...

 

 

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Idaho... Un état assez méconnu et peu visité par les touristes qui affluent dans l'Ouest américain. Ils se concentrent plutôt sur la Californie, l'Utah et l'Arizona quand ils visitent tous ces parc nationaux plus spectaculaires les uns que les autres. Tant mieux, cela permet de conserver ce caractère authentique à l'Idaho, l'un des états les moins densément peuplé de l'Ouest. Il y a, surtout dans la partie sud, semi-désertique, de l'Idaho, tellement d'espaces ouverts, gérés par le BLM (Bureau of Land Management). Ici, pas de clôtures, pas de propriétés privées (ou presque), tout est accessible. A partir du ranch des Teeter, en fonction de la direction choisie, la géographie, la végétation, le sol changent. Des plateaux désertiques couverts d'armoise (sage bush) et traversés par des ravines (wash) creusées par des pluies soudaines, des canyons verdoyants qui apparaissent au milieu du désert, des ranchs là ou l'eau est disponible, la haute montagne vers Silver City (une ghost town très bien préservée à 2.500m), les badllands où l'on peut se croire sur la lune.

Deux fois par an, une fois au printemps et une fois en automne, une multidays est organisée. Cinq jours consécutifs à raison de 80km (50miles) par jour. Un classement distinct par jour mais aussi, pour les plus endurants, un classement général (un seul cheval et un seul cavalier s'entend, ici, pas de 'snivelers') pour les cinq jours. Avec à la clé, soit des paysages plus verdoyants avec les montagnes enneigées en toile de fond, soit une herbe brûlée par la sécheresse de l'été et la couleur jaune des peupliers (cottonwoods) dans les canyons.

Et à chaque fois, des parcours différents qui nous font découvrir de nouveaux coins de paradis... Et quel rafraîchissement par rapport à la compétitivité exacerbée de nos circuits européens. "To finish is to win" est encore le motto parmi les cavaliers américains, enfin pour la plupart, car ces épreuves sont aussi fréquentées par des gagnants qui switchent les chevaux d'un jour sur l'autre pour aller vite et jouer à chaque fois la tête. Dans ce cas, pas question de faire tous les jours avec le même cheval évidemment. En partant à 6 heures, on est rentré vers 15 heures ou même avant si le terrain est facile. Pour les autres, les plus lents, ce sont souvent 8 à 10 heures qui sont nécessaires pour couvrir les 50miles -mais le même cheval repartira le lendemain et couvrira au total 400km sur la semaine.

Énormément de chevaux avec des boots, le plus souvent des Easyboot Gloves. Certains ont des boots collés, des Easyboot Glue-on. Le terrain sec se prête particulièrement bien à cette technique.

Faut-il le dire, mais pas d'assistance, pas de bouteilles prises au vol, pas de tonnes d'eau déversées sur les chevaux. Les sacs avec le nécessaire pour le cheval et pour le cavalier sont emmenés le matin par l'organisateurs et disséminés sur le vetgate. Chacun y retrouve son sac et peut alors donner le picotin et se restaurer, remplir ses bouteilles dans les fontes. Foin et alfalfa sont fournis par l'organisateur. C'est facile, c'est sans chichis et ça marche parfaitement. Et c'est éducateur pour les chevaux comme pour les cavaliers.

Cette fois nous n'avons par chevauché durant les cinq jours. Une selle mal adaptée a eu raison de nos chevaux après deux jours. Évidemment, ce genre d'incident et voilà le reste de l'épreuve qui est compromis. Nous avons pu changer de cheval pour découvrir quand même la dernière journée et la descente dans le canyon.

See ya folks, next year ...

Léonard Liesens

 


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