De bello Gallico



 



 

 

Le refus de la Fédération belge d’engager ses cavaliers sur les trois courses de Saint Agnant en France a fait l’effet d’une bombe dans le milieu fermé de l’endurance belge.
Les attendus du jugement. En Belgique - petit pays, moins de 600 cavaliers d’endurance la plupart wallons, trois régions, deux fédérations régionales (wallonne et flamande), une fédération nationale, trois commissions d’endurance (wallonne, flamande et nationale… oufti (expression typique de Liège qui a même donné son nom à un chocolat dégusté dans les cinémas en regardant Poelvoorde faire son show, même si le Benoît est de Namur et qu’il partage le même coiffeur que votre scribe… coiffeur qui au demeurant a la vie facile avec ce qu’on a sur le caillou) la liste est complète – on aime les institutions compliquées.

Nous avons en Belgique les CEI’s de Mont Le Soie (début mai) et les CEI’s de Mirwart (mi-octobre). A côté de celles-ci, 2011 présentait un bon éventail de CEI* permettant de qualifier les chevaux. Certains CEI* ont connu un bon niveau de participation, d’autres par contre se demandent s’ils remettront le boulet-frites-salade l’année prochaine. Mirwart a choisi une date difficile en reprenant la Coupe du Monde – enfin du monde… plutôt du Nord – des Vétérans organisée à Mons en 2008, qui elle avait connu un beau succès de participation mais avait été un flop organisationnel et sportif car cette région enclavée ne se prêtait pas à l’organisation d’une 120km. Date difficile donc pour Mirwart : il peut y faire froid – il a toujours fait froid – et il peut pleuvoir – il n’a pas toujours plu.

La Belgique lorsqu’elle envoie des cavaliers en dehors de ses frontières doit normalement les sélectionner sur la base de leurs aptitudes à bien représenter le pays. C’est le cas dans les autres disciplines, mais pas en endurance. Il faut dire que nous avons pléthore de cavaliers d’obstacle et que peu sont autorisés à quitter le pays, surtout que nous avons aussi pléthore de compétitions. En endurance, personne ne s’est jamais vu refuser un engagement, même si une course belge était programmée dans la même période. Et voilà que la commission nationale –celle qui se réunit à Bruxelles, composée de 4 flamands et de 4 wallons- fâchée de voir tout le monde partir en Meuse – où il ne fait pas nécessairement meilleur temps- a décidé dans un verdict unanime d’appliquer le règlement global (celui qui régit la Fédération) et a mis la pression sur les cavaliers mosans, leur enjoignant de s’engager aussi sur Mirwart s’ils voulaient obtenir leur ticket de sortie pour St-Agnant.

Il semble bien que la France sélectionne aussi ses cavaliers d’endurance voulant quitter l’Hexagone chéri. Les CEI* de qualification doivent se faire en France, les cavaliers doivent disposer d’une licence PRO pour pouvoir sortir, le sélectionneur décide qui peut ou ne peut pas partir représenter le pays à l’étranger. Il appert aussi – mais on le savait- que le plus gros contingent de cavaliers étrangers en France vient de… Belgique… Il est vrai que la commission nationale aurait dû annoncer la couleur et prévenir ses cavaliers. Mais il est dommage que les cavaliers belges ne supportent pas les organisations de CEIs dans leur pays, car à terme, il n’y aura plus d’organisateurs.

Mirwart n’aura pas lieu l’année prochaine – ouf… et sera remplacée par Mont Le Soie, le lendemain des Championnats d’Europe Juniors, à la mi-septembre. Chic alors, on n’aura pas froid et on pourra même si on ne va pas trop vite chercher des cèpes. On a appris aussi que cette même commission planchera sur un système – rien à voir avec BHV, ni avec ATRM- de sélection des cavaliers pour les courses internationales. Préparez vos argumentaires, votre sourire enjôleur, vos jolis polos, et à l’occasion aussi vos chevaux.

Ils sont fous ces Belges… Oufti !

 

 

 

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